
Historique et mission de l’OMS
Créée le 22 Juillet 1946, à la sortie de la guerre, l’OMS a son siège 20 avenue Appia à Genève (1211). 194 pays actuellement sont membres de l’OMS.
Nous relevons ici quelques passages de la constitution de l’OMS
* La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.
* La possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale.
* Une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d’une importance capitale pour l’amélioration de la santé des populations.
* La santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des États.
Notre collectif se pose donc les questions suivantes :
* Pourquoi les résultats des recherches des scientifiques indépendants comme le Pr Youri Bandajevski, Alexei Yablokov, le Pr Nesterenko et tant d’autres, ne sont pas pris en compte par l’OMS?
* Pourquoi “la voix des professionnels” des dispensaires et hôpitaux des zones contanimées est-elle balayée d’un revers de main?
* Pourquoi les messages des mouvements citoyens ne sont pas entendus?
* Pourquoi le principe de précaution n’est-il pas mis en œuvre?
Mais les questions les plus douloureuses viennent de l’étude et de la mise en œuvre sur le terrain de l’accord OMS/AIEA.

L’accord WHA 12-40 entre l’OMS et l’AIEA
Il a été approuvé le 28 mai 1959. En voici quelques extraits déterminants et vous pouvez aussi le lire dans son intégralité.
* L’Agence Internationale de l’Énergie Atomique et l’Organisation Mondiale de la Santé reconnaissent qu’elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de renseignements qui leur auront été fournis …
* Le secrétariat de l’AIEA et le secrétaire de l’OMS se tiennent mutuellement au courant de tous les projets et tous les programmes de travail pouvant intéresser les deux parties.
* L’OMS reconnaît qu’il appartient précisément à l’AIEA d’encourager, d’aider et de coordonner dans le monde entier les recherches ainsi que le développement et l’utilisation pratique de l’énergie atomique à des fins pacifiques sans préjudice du droit de l’OMS de s’attacher à promouvoir, de développer, d’aider et coordonner l’action sanitaire internationale, y compris la recherche, sous tous les aspects de cette action.
* Chaque fois que l’une des parties se propose d’entreprendre un programme dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l’autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d’un commun accord.
* LA RÉVISION DE L’ACCORD : Si une entente ne peut intervenir au sujet de la révision, l’une ou l’autre des parties peut mettre fin à l’accord le 31 Décembre d’une année quelconque par préavis adressé à l’autre partie au plus tard le 30 juin de la même année.
Si son étude comparative avec les autres accords passés entre les agences onusiennes ne souligne aucune particularité dans la rédaction de cet accord, nous notons que sa mise en œuvre dans les faits, sur le terrain, met l’OMS sous le joug de l’’AIEA.
* L’OMS doit déclarer toutes ses intentions d’études à l’AIEA et travailler avec ou céder la place à l’AIEA.
* L’accord précise qu’aucune des deux agences ne doit subir de nuisances de la part de l’autre : Le commerce de l’AIEA ne doit donc pas pâtir de …
* En 23 ans, aucun programme social et médical digne de ce nom n’a été mis en place dans les zones contaminées de Tchernobyl
* Dans les pays nucléaires, les études épidémiologiques sont monnaies rares.
* Dans des pays comme la France, le blackout est total sur toutes leurs activités nucléaires civiles et militaires.

L’ONU est divisée en 7 instances dont les 2 qui nous intèressent sont le Conseil Économique et Social et le Conseil de Sécurité. Le “Conseil Économique et Social” chapeaute TOUTES les agences onusiènnes à l’exception d’une seule “L’AIEA”. En effet, l’AIEA est la seule agence à dépendre du “Conseil de Sécurité” regroupant 15 pays dont 5 pays sont membres permanents du Conseil: les États-Unis, le Royaume-Uni, la Fédération de Russie, la Chine et la France. Ces 5 nations sont toutes des puissances nucléaires civiles et militaires et quasiment toutes exportatrices de technologie nucléaire.
Les 10 autres membres (ou pays) ont un mandat de 2 ans.
Le poids de ces 5 pays membres permanents du Conseil de Sécurité dans la politque de l’AIEA est colossal et durable. Ne subissant aucun contre-pouvoir, il est plus que difficile de dire que l’AIEA peut alors avoir un regard objectif sur le nucléaire et les conséquences de son utilisation.
Le 28 Mai 1959, l’AIEA (qui n’a pas deux ans d’âge !!!) et l’OMS signent un accord référencé “WHA 12-40” qui, s’il semble à la lecture équitable et réciproque, met en fait sur le terrain l’OMS sous la coupe de l’AIEA.
http://www.independentwho.info/ONU_FR.php
Action pour l’indépendance de l’OMS
http://video.google.com/videoplay?docid=-7696582026723661467
le Règlement sanitaire international
Le Règlement sanitaire international (RSI) est un instrument juridique international qui a force obligatoire pour 194 pays, et notamment pour l’ensemble des États Membres de l’OMS.
Le RSI, qui est entré en vigueur le 15 juin 2007, prévoit que les pays doivent notifier à l’OMS certaines flambées de maladies et certains événements de santé publique. Fort de l’expérience unique de l’OMS en matière de surveillance, d’alerte et d’action, le RSI définit les droits et obligations des pays concernant la notification d’événements intéressant la santé publique et met en place différentes procédures à suivre par l’Organisation dans la défense de la sécurité sanitaire mondiale.
Le RSI dépossède les gouvernements de leur droit de veto sur le renseignement épidémiologique.
http://www.who.int/features/qa/39/fr/index.html
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/reglement_sanit_intern/accueil.htm
FINANCEMENT
L’OMS est financée par des contributions des États membres et d’autres donneurs. Le secteur privé, les ONG, les fondations (Gates, Rockefeller) financent plus de la moitié du budget de l’OMS, dictant les décisions aux 193 états minoritaires.
exemple :
http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA63/A63_ID4-fr.pdf
Contributions volontaires par fonds et par donateur, pour l’exercice qui s’est achevé le 31 décembre 2009 (en US dollars) :
France : 19 millions
Banque mondiale : 43 millions
Allemagne : 48 millions
Espagne : 56 millions
Hoffmann-La Roche and co ltd (pharma) : 84 millions
Commission Européenne : 93 millions
Rotary Int. (club) : 155 millions
Fondation bill & Melinda Gates : 338 millions
USA : 424 millions
Seul les USA qui contrôlaient jusque ici les organismes mondiaux gardent plus de poids à l’OMS que les groupes ou fondations privés. Les décisions de l’OMS répondent aux intérêts financiers ou idéologiques de ces groupes.
pouvoirs de l’oms en cas d’état d’urgence
La fausse pandémie H1N1
L’OMS est critiquée pour sa gestion de la crise du virus H1N1, étant accusée d’avoir sciemment exagéré l’ampleur de la maladie en connivence avec les laboratoires pharmaceutiques producteurs du vaccin.
GRIPPE A – Ce rapport qui accable les autorités françaises
Les vingt sénateurs de l’opposition et de la majorité qui planchaient sur le rôle des industries pharmaceutiques dans la gestion de l’épidémie de grippe A sont venus à bout de leur enquête. Leurs conclusions, qu’ils présentent ce jeudi et que Le Point.fr révèle en exclusivité, sont accablantes. Si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est accusée d’avoir surestimé la menace, la France est soupçonnée au mieux d’incompétence, au pire de conflit d’intérêts.
Quelques semaines avant l’apparition de la grippe h1n1, Sanofi-Aventis ouvre une usine de fabrication de vaccins au mexique, lieu d’oû partira l’épidémie un mois plus tard…
Communiqués de presse
Mexico City, Mexique – 9 mars 2009
Sanofi-aventis investit 100 millions € pour construire une usine de vaccin grippal saisonnier et pandémique au Mexique
Contrat signé à Mexico à l’occasion de la Visite d’Etat du Président Nicolas Sarkozy
Sanofi-aventis (EURONEXT : SAN et NYSE : SNY) annonce aujourd’hui la signature d’un contrat avec les autorités mexicaines, pour la construction d’une usine de production de vaccin contre la grippe, représentant un investissement de 100 millions d’euros.
L’annonce a été faite au cours d’une cérémonie en présence de MM. Felipe Calderon, Président du Mexique et Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, en visite officielle au Mexique.
La nouvelle usine de sanofi pasteur au Mexique sera construite selon les standards permettant à sanofi pasteur de basculer aisément de la production de vaccin contre la grippe saisonnière à celle de vaccin contre la grippe pandémique, dans l’éventualité où une pandémie de grippe humaine vienne à être déclarée et une fois la souche de virus grippal pandémique identifiée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
http://www.sanofi-aventis.com/presse/communiques/2009/ppc_24324.asp
Politique et corruption à l’OMS
En ce qui concerne les accusations de corruption et de collusion avec les firmes pharmaceutiques, dans le cadre de cette vaste campagne de vaccination mondiale de 2009, c’est Margaret Chan en personne qui est montée au créneau pour défendre la réputation de l’OMS.
Il faut savoir que les accusations sont graves, argumentées, et émanent d’institutions très sérieuses elles aussi, et de la bouche de scientifiques et de journalistes d’investigation crédibles et intègres. Il est difficile de réduire tout cela à quelques conspirationnistes comme cela est de pratique courante désormais, dès qu’un débat intéressant et contradictoire s’empare d’un sujet sensible (version officielle des attentats du 11 septembre 2001, théorie du réchauffement climatique du GIEC, projets nucléaires de l’Iran…).
Les questions légitimes portent sur le rôle précis de ces firmes dans les décisions finales prises par l’OMS, et sur leur influence réelle.
Selon l’OMS, de nombreuses garanties sont en place pour gérer les éventuels conflits d’intérêts ainsi que leur perception, par l’opinion publique.
Qui sont les experts français ? Pour la France, on retrouve, parmi les Conseillers de l’OMS et du Groupe SAGE, plusieurs membres de l’Agence de Médecine Préventive (AMP), […] agence dont le partenaire industriel indiqué est « Sanofi Pasteur, Sanofi Aventis ». Sont également présents, le Pr. Daniel Floret, Président du Comité Technique de Vaccination qui déclare de nombreuses collaborations avec l’Industrie pharmaceutique, plusieurs membres du laboratoire Sanofi Pasteur, indiqués comme tels, un membre du laboratoire Sanofi Pasteur MSD et quelques autres membres issus de l’industrie pharmaceutique basés en France.
La banque JP Morgan, présente à Wall Street, estimait que, principalement grâce à l’alerte pandémique lancée par l’OMS, les grands industriels pharmaceutiques, qui financent également le travail de l’ESWI d’Albert Osterhaus, étaient prêts à engranger 7,5 à 10 milliards de dollars de bénéfices.
une chercheuse qui a passé 17 ans à l’OMS, et qui le 22 janvier 2007, a adressé une Lettre ouverte à la nouvelle directrice de l’agence, la Chinoise Margaret Chan, accusant l’organisation de « corruption, népotisme, violation des statuts et inefficacité du contrôle interne », et concluant que « l’OMS est devenue une victime de la mondialisation néo-libérale ». Elle dénonce « la commercialisation de la science et les liens étroits entre l’industrie et les institutions académiques » et la science « corporatiste » privée.
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16920
Marc girard sur la « pandémie » de H1N1
Reconnaître et comprendre les conflits d’intérêts dans la santé – Dr Marc Girard
Scandale à l’OMS – Sylvie Simon
